Par Elisabeth Lacoste
C’est ce mardi 21 octobre dernier que l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, accompagné par sa femme Carla Bruni-Sarkosy, s’est rendu au Centre pénitentiaire Paris-La Santé. L’homme de 70 ans est accusé de cinq ans de prison pour association de malfaiteurs. Il aurait eu d’étroites collaborations, dont un financement important illicite pour sa campagne électorale en 2007, avec l’entourage du dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Une protection importante
Cette incarcération passera à l’histoire, car c’est la première fois qu’un président de la République est en prison. Sa cellule se trouve dans un quartier isolé de la prison, où il aura une protection permanente. Deux gardes sont postés jour et nuit dans la cellule d’à côté pour assurer sa sécurité. En ce qui concerne sa sentence de cinq ans, celui qui fut président français entre 2007 et 2012, clame son innocence et a déjà fait une demande de remise en liberté. « […] ce n’est pas un ancien président de la République que l’on enferme ce matin c’est un homme innocent », a-t-il écrit dans un communiqué sur le réseau social X. Ses avocats, Me Jean-Michel Darrois et Christophe Ingrain ont confiance qu’il restera derrière les barreaux que trois semaines ou un mois maximum.
La prison de la Santé
Le centre pénitentiaire de Paris-la Santé est fondé en 1867. Il se caractérise pour être un établissement surpeuplé et, parmi les détenus, il y a des revendeurs de drogue notoires, des hommes politiques ainsi que des terroristes. Entre 2014 et 2019, une partie de la prison, où se trouve M.Sarkosy, a été rénovée et les coûts de ses rénovations d’envergure totalisent près de 800 millions d’Euros. Dans sa cellule, l’ancien président a une petite télévision, un bureau, une toilette et une douche. Il peut aussi aller, seul, à la salle de Gym une heure par jour. Sans exclure les droits de visite à trois fois par semaine.
Une première nuit difficile
Lors de sa première nuit en prison, des codétenus ont filmé, avec un téléphone portable, Nicolas Sarkosy. Deux vidéos ont été publiées sur TikTok. Ils menacent, entre autres, vouloir « venger Kadhafi », assassiné en 2011, et que « Sarko passera une mauvaise détention ». La prison est munie de téléphones fixes à la disposition des prisonniers, mais les téléphones portables sont interdits. Selon le ministère de la Justice, en 2024, près de 40 000 téléphones ont été confisqués dans les prisons françaises. Les deux prisonniers responsables de ce méfait ont comparu et ont été accusés.
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